Peur dévorante

Peur de manger, ou d'être mangé. Dur pour cette petite chienne de choisir entre les croquettes et la peur des chiens plus gros et plus forts.

Tzigane et son cheval.

Le train

Baptisé Rex par les enfants du village, ce grand chien sans queue leur servait de monture avant qu'il ne devienne trop farouche pour se laisser approcher.

Le linge

Chose courante même par - 20°C, le linge pendu dehors.

Certains chiens sont extrêmement dominants et agressifs quand il s'agit de nourriture. Nourris régulièrement par la Clinique mobile, ce grand loup blanc est assez fort pour voler la nourriture à ses congénères. Quand ils ont souffert de la faim, les animaux comme les humains font tout pour y échapper.

Maison tzigane

Sous un amoncellement de neige, la couverture pour chevaux donnée par la clinique mobile...elle n'a pas encore été revendue, mais ne sert pas pour les équidés.

L'attente

Pour ces chiens, leur principale source de nourriture reste la Clinique mobile, qui distribue des croquettes tout les jours. Les deux hommes qui la compose sont donc relativement bien accueilli par les canidés.

Les Affamés

L'Envie

L'énergie que mettent certains animaux à survivre dans ces conditions est surprenante, et certains ne cachent pas leur joie de voir la clinique mobile s'arrêter leur donner à manger.

Quand il y a si peu à manger, les chevaux se disputent les miettes. Pendant ce temps, la Clinique mobile en profite pour leur poser des couvertures, car au plus profond des Carpates les températures peuvent descendre à -30°C.

Vermifuge

Une des missions de la Clinique mobile est le vermifuge des animaux. Et si les plus jeunes sont assez faciles à maîtriser, les adultes peuvent vite se rebeller.

Si la plupart des chiens forment des petites meutes, certains récemment arrivés (ramenés d'autres villages ou trouvés errants) sont complètement perdus.

Chien d'usine

Les chiens errants sont souvent autour des usines et garages, espérant passer derrière les déjeuners des ouvriers.

Le moyen de locomotion des Tziganes.

V.T.T

VTT : Vétérinaire tout terrain. Quel que soit le temps ou les situations, Alex le vétérinaire fera son travail, même au milieu de poules intriguées, ce qu'il préfère tout de même aux étables humides et jamais curées.

Affaibli, ce chiot mourra dans les heures suivantes chez le vétérinaire de multiples infections.

Hurlant au simple contact de l'homme, trop faible pour se défendre, ce chiot sera tranquillisé dans la clinique mobile, afin de lui éviter un stress trop important.

La Clinique mobile

La clinique mobile désigne plus le concept que le véhicule, car celui ci change presque tout les ans. Transportant les équipements médicaux, les croquettes pour les chiens errants, les granulés pour chevaux, les couvertures et une cage pour chien, deux hommes dont le vétérinaire, elle est envoyée par la Fondation Sky soigner les animaux que cette dernière ne peux accueillir au refuge.

Stigmates

Les coups récents laissent des marques...et leur répétition entraîne la crainte des hommes, mais rarement l'agressivité qui en découler. En effet, les animaux ne manifestent pas de "rancœur", ils se souviennent mais n'attaquent pas les hommes, seule la peur est présente.

Impatience

"Mais tu vas te dépêcher de l'ouvrir ce bon sang de paquet de croquettes ?"

Gloutons

L'affamée

Parfois, on a l'impression de commettre un crime en retirant le sac de croquettes...donc certains trouvent la parade, ils essaient de rentrer dedans !

Sans contact depuis des années, la joie qu'éprouve certains animaux à voir des humains s'intéresser à eux est surprenante. Laissée au milieu de ses excréments et avec une unique planche pour abri, cette petite chienne est tellement heureuse de nous voir qu'on se demande si elle sait qu'on lui apporte de quoi améliorer ses conditions de vie.

Un peu de douceur. Alex rassure un cheval à bout de forces avant les soins. Les gestes d'affections ne venant pas de leur maître, les chevaux tziganes restent souvent intrigués des caresses qu'ils reçoivent, mais celui ci était bien top épuisé pour cela.

Typiquement tzigane

Un chien toujours autour de la maison, cette dernière parfois colorée, un cheval dehors, un enfant jamais loin...

Blessé à l'oreille car il n'allait pas assez vite, ce cheval n'aura que cette piqûre d'antibiotiques pour se remettre, les recommandations aux propriétaires n'étant quasi jamais écoutées.

Pour les jeunes, les vermifuges sont une nouvelle expérience, mais le plus incrédule est souvent le propriétaire, qui s'étonne toujours qu'on soigne des animaux.

Médiation animale

La douceur et le tact n'ont pas leur place ici : chaque rébellion est éteinte par la force. Ne vivant pas dans des conditions faciles, les humains ne pensent pas à procurer de la douceur envers leur animaux-objet, eux même n'en ayant pas au quotidien.

Même avec la panique d'un autre cheval, l'attitude de la plupart des équidés est passive. Ceci est du à l'épuisement constant, ajouté à l'habitude : ils n'ont jamais rien connu d'autres.

Contribution

Quand un cheval est trop récalcitrant, comme cette jument aux yeux bleus, l'aide des propriétaires est sollicitée afin de réduire les risques de blessures.

N'étant pas manipulés hors travail, les chevaux ne comprennent parfois pas cet intérêt soudain et paniquent, ce qui rend un simple vermifuge, une intervention mineure, plus dangereuse.

Les mauvais harnachements, souvent sommaires, fais de vieux cuirs et de morceaux de métal, usent la peau et blessent, provoquant des abcès.

Ici, énucléer son cheval, lui couper l'oreille, le poignarder, c'est courant car c'est pour eux une manière de faire avancer plus vite leurs animaux, et ils ne pensent pas que cela les affaiblit. La douleur procurée n'est même pas envisagée, elle est inexistante pour les propriétaires.

Certaines personnes ne comprennent pas pourquoi leurs chevaux ne tirent plus les tonnes de ferraille ou le bois dans les chariots. Il n'est pas logique pour eux qu'un animal en bonne santé sera plus vif et résistant, et que leurs chevaux sous-nourris sont trop faibles pour une telle charge de travail.

Slobozia

Enfants tziganes

Les sanglants

Certains chiots ont des "colliers" mis à la naissance, afin de les attraper plus facilement. Seulement en grandissant, les bouts de fer, les tissus étouffent progressivement les animaux, qui se laissent encore moins approcher à cause de la douleur.

Des traces de souffrances comme ceci, il y en a à chaque coin de chemin. Parfois, les conséquences sont retrouvées un peu plus loin, parfois non.

Les chèvres passent à côté des restes d'une de leur congénères.

Complètement paralysé des pattes avant, ce cheval ne peux plus tirer le chariot : devenu inutile, il sera vendu à l'abattoir si le vétérinaire ne le rend pas apte au travail.

En sortant après plusieurs jours de l'étable où il était enfermé, ce cheval dégoulinant de saletés a besoin d'énormément de soins, mais malgré le froid sera lavé avant. Sans ça, il est impossible de lui désinfecter ses plaies.

Réfugié en hauteur d'un tas de fumier, ce chiot surveille les environs. Utilisé comme sonnette d'alarme ou jouets pour les enfants, les chiens qui ne sont pas attachés passent la plus grande partie de leur temps à chercher à manger ou à se reposer.

La Javel

Certains chiens sont borgnes ou aveugles. Cela est dû aux coups, ou aux projections de Javel qui leur brûlent les yeux.

Élevage frauduleux

Ne remplissant aucune des normes sanitaires ou même légales, ce petit élevage perdu au fin fond de la campagne des Carpates n'est "visité" par son propriétaire qu'une fois par semaine.

Outre les visites sporadiques du propriétaire, les chiens ne voient personne et sont livrés à eux même.

La plupart sont donc très craintifs. Malgré les conditions déplorables, ils ne sont pas (encore) malades.

La Cachette

Le bruit de nos voix en terrorise tellement certains que le comptage est difficile, chaque recoins devenant une cachette.

La clinique mobile partira 2h plus tard, après avoir nourris, abreuvé, nettoyé et sécurisé l'enclos. Elle repassera plusieurs fois par semaine, en attendant de pouvoir avoir assez de recours pour faire fermer ce commerce. Seul problème : l'homme qui le tient ne sera pas puni, et recommencera certainement ailleurs, là où la Clinique ne va pas. Qu'adviendra-t-il alors des nouveaux chiens ?

La cible

Gestante, cette chienne est trop sauvage pour se laisser attraper. Malgré la corde qui lui entaille la chair, elle devra être endormie au fusil pour être stérilisée.

Le tueur

Terrifiée, la chienne s'est réfugiée dans un buisson épineux. Cela n'empêche pas le vétérinaire de la tranquilliser, pour sa propre sécurité.

Curieux et mécontents, les enfants du village suivent l'employé de la clinique mobile : nullement impressionnés, ils nous en veulent de leur voler leur jouet...

Bain de sang

Chez le vétérinaire, la chienne ne peut qu'entendre, encore paralysée, les hommes statuer sur son sort. Elle sera stérilisée, ses petits ne verront donc jamais le jour afin d'éviter d’accroître encore la population de chiens errants.

Chez un zoophile

Rendez vous chez un zoophile, qui possède plus de 11 chiens. Il dit les aimer mais c'est la clinique mobile qui les nourrit, et les soigne des abus. Malheureusement, si certains lui sont enlevés, d'autres les remplacent...le seul moyen d'intervenir serait la police, mais elle ne se déplace pas pour des histoires d'animaux.

Fier de me présenter ses derniers arrivés, l'homme sort deux chiots de quelques jours cachés sous son lit.

Les chiens craintifs arrivent petits à petits, ritualisés par les horaires de la clinique mobile.

Pas de place pour les bagarres de nourritures ici, la faim prend le dessus et les grognements sont rares.

Près à recevoir les nouvelles couvertures et leur ration, certains chevaux sont amenés par leur propriétaire.

Frigidaire naturel

Une fois les animaux destinés à la consommation mis à mort, ils sont tout simplement laissés à l'extérieur : le froid ambiant est suffisant pour les conserver plusieurs jours.

La Clinique mobile vérifie aussi les abris. Humides, rarement curés, ils empêchent la guérison voir aggravent certaines blessures.

Autre usage des couvertures pour chevaux : isoler les portes.

Dans ces montagnes, les chevaux n'ont nul part où aller. Les forêt entourant le villages sont hostiles, surtout en hiver, donc quelques uns, les plus vieux, restent en semi-liberté dans le village quand ils ne sont pas attelé.

Gestante, cette pouliche est emmené comme moyen de pression par son propriétaire : il espère qu'en jouant sur ça, il obtiendra plus d'aliments. Il repartira avec un gros sac de granulés.

Ce cheval porte les stigmates de son quotidien : des cicatrices, un bout d'oreille en moins, même sa langue est coupée. Pourtant, il ne fait preuve d'aucune défense pendant les manipulations.

Sa blessure au postérieur était béante : l'os et les nerfs à vif sur plus de 20cm, ses maîtres ont entouré la patte de vieux tissus pour stopper le saignement. Malgré le nouveaux pansement du vétérinaire, ils décideront d'en refaire un après son départ et de récupéré la bande gazeuse utilisée.

En macérant ainsi plusieurs jours, l'infection était trop avancée pour guérir rapidement, et un cheval qui n'est pas utile sur plusieurs jours a peu de chance de restait en vie. Le lendemain, nous apprendrons que ce petit cheval a été tué par ses maîtres.

Retour de travail. A peine dételé, le cheval sera lâché dans un enclos entre deux maisons. Son partenaire aura moins de chance, il sera directement attaché dans un abri bas de plafond, probablement à cause de difficulté à la rattraper.

Avec le soleil, même les plus basses températures sont supportables, mais relâchés trempés de sueur, il suffit d'un peu d'humidité et/ou de vent pour que les chevaux tombent malades.

Quand la neige rend les routes impraticables, Alex le vétérinaire et Catàlin le conducteur traversent les villages à pieds.

Reproduisant les gestes de leurs parents, les enfants attellent les chiens, parfois à plus de 4 luges à la suite, et les font tirer. Les fils de fer leurs entaillent le ventre, et les coups leurs brisent les pattes mais les enfants ne se rendent pas compte des atrocités qu'ils font subir, car ce n'est même pas un animal, juste un jouet pour eux.

Un des rares cheval qui garde sa couverture : les autres ont été revendu. Cela ne rend pas l'ingestion du vermifuge plus facile.

Les chiens sont partout : près des voies ferrées, dans les champs, les villes...bien que leur population est drastiquement diminuée suite à la loi approuvant l'euthanasie des chiens errants (leur stérilisation coûterait trop cher), ils restent très présents.

Surpris en train de manger les excréments des cochons, le chiot a un moment d'hésitation avant de déguerpir.

Parmi les missions de la Clinique mobile, il y a le dons de niches aux chiens attachés qui servent de sonnettes. et quand certains sont en état de dénutrition important, elle négocie le don de sacs de croquettes, afin que les propriétaires ne les revendent ou ne les jettent pas.

Après des années sans abris, cette chienne ne veut même pas y rentrer et se contente de remercier frénétiquement son bienfaiteur...

Sonnette

Peut importe l'âge, n'importe quel chien peut être utilisé en tant que "sonnette d'alarme". Laissé à l'attache pour le reste de sa vie, ce chiot aura droit à éventuellement quelques épis de maïs pour se nourrir.

1er jour

Un homme nous mène jusqu'à une étable, son fils en sort, il vient de mettre du foin sous leur vache. Celle ci ne se lève plus, trop faible. Elle est gestante et son propriétaire s'inquiète des petits, car il a payé un voisin pour la saillie, et veut le résultat.

2ème jour

La vache a été mis debout de force. Des branches, des chaînes, de la ficelle attachée au toit : le mécanisme est sommaire et la blesse, mais pour son maître, tant qu'elle reste debout, elle ira mieux.

2ème jour

Le vétérinaire fera comme toujours : avec les moyens du bord. Après avoir attaché les perfusions au plafond, il restera 3h afin de suivre la bonne évolution.

3ème jour

Le lendemain, la clinique mobile donne des sangles matelassées. Quitte à être debout, elle ne souffrira pas du mauvais équipement. Après les 5 perfusions quotidiennes, la clinique la laissera deux jours, d'autres animaux nécessitant du temps.

3ème jour

Épuisée, la vache s'est affaissée pendant la perfusion le 3ème jour. Elle sera relevée avec une branche.

Travail moderne

Les tziganes ne travaillent que rarement avec les roumains. A Iasi, ces deux peuples de ne se mélangent pas, se vouant une animosité réciproque.

A peine soignés, certains chevaux sont directement remis au travail.

Les chemins qui traversent le village ne sont pas goudronnés : ils sont en terre et entretenus sporadiquement, ce qui rend les passages parfois impossibles en cas de mauvais temps.

© 2017 Romane Derbelen, toute reproduction interdite sans autorisation et tout droits réservés

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